Du Neo pour la bonne humeur

Publié le par gribouille

Samedi soir, pas loin de la place Gambetta, et de mon vendeur de DVD préféré (vous savez ? celui qui a été élevé au rang de personnage par Yannick Haenel dans Tiens ferme ta couronne)  a eu lieu  une milonga alternative, Néolonga. Vous pourrez lire leur charte sur leur page facebook.  Je sais que certains pourraient considérer cela comme, comment dire, licencieux ? (smile aux puristes), mais moi j'adhère. Et au reste aussi, ces restes dont j'aurais  bien aimé rendre compte autrement qu'avec quelques mots mais - mais très exceptionnellement, je suis sortie chez moi sans mon téléphone, - un simple oubli. Bête tout de même. Pas d'image pour rendre compte de la créativité de Philippe Gauthier et de la poésie de son installation : une caméra qui nous filme, dansant, et projette en même temps sur un rideau tendu entre deux piliers l'ombre immaculée et spectrale de nos passages,- l'âme  de nos abrazo.

C'est bête de ne pas avoir pu, à cause d'un simple oubli, fixer l'évanescence de ces apparitions.

Bête d'avoir oublié son téléphone. Il me faut passer par les  mots pour rendre compte de l'ambiance qui était vraiment super. Les mots ? un seul mot, un peu pauvret : super. Voulant tout dire, il ne dit pas grand chose, j'en ai bien conscience. Mais qu'importe. L'ambiance était super. Tant pis pour la littérature. Je n'ai eu que des danseurs sympas toute la soirée. Bon, faut dire que j'étais en mode sympa moi aussi. La méthode Couhé, quand il faut retrouver le cap, se protéger de quelques basses températures - quand il gèle à cœur fendre. La méthode Couhé donc, pour sourire au monde, pour que le monde te sourie. Si efficace, que j'ai eu droit à un tour de manège gratuit avec un danseur qui m'a  fait  plein de portées. J'ai dansé sur du classique grâce à Gabriel qui a ouvert le bal et qui nous a proposé une sélection particulièrement inspirée. En passant à l'étage pour du tradi (la dernière fois c'était du fusion, que je découvrais et que j'ai essayé, sans grand succès, mais avec plaisir), j'ai perdu tout sens de la mesure en  mangeant, sans culpabiliser, quelques bonbons. Waouh, j'étais même à deux doigts de m'enfourner quelques gâteaux industriels. ça doit être l'effet néolonga, une petite brise de liberté (libertaire ?) qui vous impulse le gout des bonnes choses. 

Je n'ai  (je n'avais) qu'une chose à dire : bravo à la new neotango team !

ps : J'avais quand même envie de tricher, ça fait partie du jeu. Alors une image, non pas pour donner une idée, mais pour faire comme si, comme si je n'avais pas oublié mon téléphone. 

La distraite repentie

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