Aparté avec la Tour Eiffel

Publié le par gribouille

Je me disais, observant les touristes se photographier devant la tour Eiffel illuminée, que chacun finalement,  repartirait avec la même photo. Dans leur appareil, le même,  réitéré chaque soir, le même, uniforme, plat et convenu, qui traverse les continents, les cultures, et annihile les différences. Le même jusqu'à épuisement du monde. J'ai moi même fait quelques clichés, il faut bien l'avouer, sans intérêt. 

Et la Tour Eiffel ça se mérite lorsqu'on habite à l'autre  bout de Paris, qu'on boude le métro et qu'il ne reste que le vélo. Alors le troca pour la dernière fois de la saison j'y suis allée, malgré tout.

Danser  en laissant son regard s'échapper  vers les différents points cardinaux, -  tour à tour les frondaisons des arbres, la  tour Eiffel, et la  grande ourse esseulée dans le ciel sombre,  avec , épars, quelques nuages pour donner de la profondeur à l'ensemble - danser avec ce sentiment puissant de l'espace, de l'incommensurable, alors même que le corps se tient dans l'intimité d'un abrazo, oui, danser ainsi,  ça reste une chance. 

Et puis, quand c'est possible, quand l'abrazo est confortable, on ferme les yeux, habité par l'immensité. 

 

 

Publié dans Paris

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Alain 28/08/2019 23:16

Hola Grande ourse esseulée dans le ciel que seule la tour Eiffel éclaire, tu vas finir par rencontrer un danseur qui t'offrira une danse, une chance, un sentiment de puissance; oui, danser ainsi, ça reste une chance. Et ta prose me fait de l'Eiffel.Je te souhaite des abrazo (Ortho ?) confortables et de souvent fermer les yeux.

Claudine 28/08/2019 20:47

Ton art de la description a le pouvoir de faire renaître ces moments vecus dans ce même decor ...????