Tournicoti tournitango

Publié le par gribouille

Une grande salle vide. A  vous donner le tournis. Alors qu'ailleurs, pas très loin d'ailleurs,  c'était peut-être plein, trop plein, carrément irrespirable, les danseurs agglutinés et compressés tentant d'inviter ou se faire inviter, évitant un regard, un coude, un pied, se bousculant pour passer, vers la piste, ou vers le bar, pris au piège dans un goulet sans issue. 

Là, à minuit, alors que j'allais me transformer en courgette, non, plutôt mon vélo en concombre, à moins que ce ne soit mes chaussures en chaussons, je ne sais plus trop bien comment s'écrivent les histoires de princesses, donc, là à minuit : le vide. Une véritable  invitation. A  incanter, tourner, s'hypnotiser. 

On est d'accord que ce n'est pas du grand art. Le vide est aussi une invitation à l'humilité. Et puis les idées sont souvent mieux en esprit. Il faudrait les garder secrètes, telle cette courte vidéo. Mais tout de même, c'est du concret :  tant de parquets pour si peu de danseurs. Un couple de temps en temps. Dommage. 

J'ai tout de même bien dansé. Suffisamment. Sans abus.

Et tourné, pris la mesure de la vacuité des lieux puis  de la vanité de cette prise de mesure. J'ai fini par me  transformer en grenouille pénitente, ai enfourché  mon destrier à pédales, ai dévalé les pentes nocturnes de cette nuit blanche pour aller me confronter à mon destin de contes de fée : le vide encore ? 

La ronde des heures

La terre qui tourne autour du soleil

Le monde qui tourne mal

 

 

Publié dans fouillis

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Alain 07/10/2018 19:33

Une vidéo qui montre beaucoup de vide mais l'implicite est plus rythmé. Le texte, riche, reflète cette vacuité. J'ai aimé. Ton destrier est en forme ?

Claudine 07/10/2018 18:28

J'aime ta vidro qui parle d'elle même et illustre si bien ton texte...