Errements

Publié le par gribouille

Je ne sais par où commencer.  Le point de départ ? Sans doute une douleur. Une défaillance. Un manque, ou un manqué. Quelque chose s'est passé qui n'est pas passé. 

Me voici bien mal embarquée avec ce commencement,  qui était censé me mener  tout en douceur, détours et chemins de traverse, pas chassés et sauts de biche, à ma soirée de hier soir. La route risque d'être longue. Alors je fais fi de mes pérégrinations passées , momentanément, pour arriver pieds joints (Momento : joins tes pieds, toujours passer par le centre, joins tes pieds, - à corriger.) dans ma soirée de hier soir, ennuyeuse, fade. Pourtant un bel orchestre. Et puis j'ai ri, un peu. Me serais-je forcée ? C'est bien possible. Un seul point de clarté : un visage ami.  Mais  relater un non événement ?  A moins que je n'aille droit à mon samedi soir à Néolonga, dont je garde, précieux, goûteux,  un fort beau souvenir. Chaleur, gaieté, super DJ, les danseurs, la musique, etc. etc. de quoi tisser des souvenirs un peu plus savoureux, plus, comment dire, vigoureux, concrets, ---jusqu'à ce qu'ils s'étiolent, comme les autres. Ceux d'un commencement déjà oublié, appartenant à un autre temps, duquel pourtant j'ai en projet de tirer le fil. Vaste programme, remis à plus tard, momentanément, si je n'oublie pas d'ici là. Mais je pourrais me contenter là de remonter un peu plus en arrière, très peu.  Mais comment  plonger  dans le Week end précédent ? Il n'y a qu'une semaine, mais.  De vagues visages qui se mélangent. S'est-il passé quelque chose ? J'ai besoin, pour ancrer, de profondeurs habitées. J'essaie pourtant de forcer la mémoire. Il y était question de douceur. La dolce - oui je tiens le fil -effiloché le fil. J'ai plutôt bien dansé, je crois, et puis trop de monde, j'ai écourté. La veille de ce dimanche ? Non, décidemment, non,  je ne peux remonter aussi loin. Ou plutôt si, cela me revient, dans l'après-milonga où j'ai dansé, funky et rock,  invitée à une soirée.  Il y avait une jeune fille très rigolote, un peu boulotte, dans une robe rose. Un homme plutôt saoul qui  dansait sans bouger. Très sympa la soirée. Et avant ? Avant…. 

Je ne sais jusqu'où remonter. Au commencement ?

Plus tard oui, peut-être. La lyre à la main, j'irai y chercher ce que j'ai perdu. Si j'ai perdu quelque chose. Rien n'est moins sur. Entre temps, autre temps, je continuerai à divaguer. 

Publié dans bribes électives

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Alain 01/10/2018 22:31

je préférais tes attentes sur des airs (désert) d'opéra. Pas gaies ces attentes, ces espoirs de ne pas passer inaperçue. Tes errements ou divagations ne sont pas plus heureux; ça va ? Je connais la réponse. ya des heures où tout va bien, n'est-ce pas ? N'est-ce pas de danse ?

gribouille 02/10/2018 20:47

:) c'est toi qui délires !! :) et libères les mots. Au RDC ? A part la loge du gardien… Bon. J'attends de voir ce que ça va donner. Il fallait venir au Cent !

Alain 02/10/2018 16:18

Me voici rassuré. T'ai-je dit que je m'apprête à renouer avec l'atelier de Montparnasse.
Au rez-de-chaussée, cette fois. non pas par nécessité, par goût.
Tu divagues. Tu libres, tu libères, tu livagues, tu délibres, tu délires.
Heureuse, alors !

Gribouille 02/10/2018 15:54

oh mais tout va bien, à mes heures :). Je crois qu'en réalité j'aime divaguer. N'est-ce pas un signe de liberté ?